Dès le début de son histoire, Casablanca est une cité ouverte sur l'étranger, sa destinée est intimement liée à sa vocation de comptoir mondial de commerce.
Casablanca est une ville jeune qui a à peine entamé son enfance réelle. C'est l'une des capitales du monde les plus récentes. Casablanca une histoire qui s'étale au-delà de son aura récente. Aujourd'hui, Anfa marque de son empreinte l’un des quartiers les plus cossus de la ville comme une volonté certaine de ne pas tourner le dos à hier, au passé indélébile. Mais l’histoire et ses caprices font remonter le nom d’Anfa au 11e siècle, faisant remonter ainsi sa fondation (par les zenètes) à la même époque que celle de Salé.
Léon l'Africain, ce grand voyageur des temps anciens, ainsi, raconte son histoire, l’évoque dans ses périples. On la voit alors comme une petite ville qui au XVe siècle pratiquait la course. En représailles, les Portugais, à la fin du siècle, décide de l'attaquer, 50 navires et 10 000 hommes à la charge. Les habitants d'Anfa, n'étant pas en mesure de défendre la ville, la déserte définitivement pour Rabat et Salé. La ville sera détruite et restera inhabitée pendant trois siècles. Les querelles avec les voisins corsaires n'en finissent pas. En 1770 le sultan de l'époque décide de renforcer cette place pour la préserver d'un débarquement de Portugais qui venait de perdre alors la ville de Mazagan (El Jadida). La ville est appelée Dar El Beida. Un symbole est né, celui de la paix, de la pureté, de la blancheur qui ne se perd pas.
Dès la moitié du XIXe siècle, la ville commence à prendre une place en tant que comptoir européen en Afrique du Nord. Une réputation est née. Une nouvelle escale commerciale et économique a pris ses galons.
La France, par l'entremise de sociétés marseillaises, et l'Angleterre (qui a introduit le thé au Maroc) sont les principaux partenaires économiques.
La France importe massivement de la laine de la Chaouïa et les céréales, l'Angleterre s'intéresse à la laine et au coton pour sa manufacture textile.
La ville se doit alors d'assumer sa nouvelle position ce qui fait que dès la fin du XIXe siècle, des familles commerçantes de Fès s'installent comme représentantes de maisons mères à Manchester.
La ville prospère et la voix du commerce à grande échelle s'ouvre enfin.
En 1906 Casablanca le premier port d'exportation du Maroc et la ville passe de 700 habitants en 1836 à 25 000 en 1107. Casablanca prend sa tournure de futur grand pôle économique où tout un brassage humain et culturel sera mixé.