Il s'agit d'une technique de décor en plâtre ciselé, plus ou moins profondément, parfois rehaussées de couleurs. Il est d’ailleurs appelé « dentelle de fer ». Dentelle pour l'aspect, fer pour l'outil.
Sensible aux agressions mécaniques il sera toujours placé hors de portée physique, au-dessus du zellijes, habillant murs, arcades, colonnes, plafonds et coupoles.
Il a par contre une très bonne résistance au temps, même en usage extérieur, comme en témoigne l'excellent état de conservation des gebs des medersas mérinides de Fès datant du XIVe siècle.
Ces techniques s'adaptent à tous les types de motifs, géométriques ou cursifs, aussi bien qu'à la calligraphie. Elle s'applique aussi aux mouquarnas.
Le plâtre, déposé en couche de quelques centimètres d'épaisseur sur la surface habillée, soigneusement lissée avant de recevoir le tracé. Axes de symétrie et points d'appel de repères seront marqués avant le report du dessin au pochoir.
Tout ceci implique un travail de préparation précise en amont. Vient ensuite la gravure, travail de patience et d'habileté réalisée à l'aide d'outils métalliques de provenances diverses. Le plâtre utilisé est à prise très lente, ce qui permet de le travailler avant qu'il ne devienne trop dur. Il sera toujours possible de l'humidifier pour le rendre à nouveau malléable.
De couleur naturellement rose dans la région de Marrakech, il pourra aussi être teinté dans la masse. Le travail des mouquarnas en gebs inclut une partie de moulage réalisée in situ mais les finitions et l'habillage des alvéoles se feront selon la même procédé de gravure. Le gebs est de loin le matériau le plus présent en surface dans le décor.
C'est aussi le moins cher.