Après les États-Unis, l'Espagne affronte à son tour une grave crise immobilière. Outre-Atlantique, après les premières secousses enregistrées il y a plusieurs mois le marasme gagne. Le stock de logements invendus reste à son plus haut niveau depuis 15 ans. Pourtant les prix ne se sont pas effondrés et ce qui laisse subsister un risque de chute tant que la purge n'est pas réalisée en raison de l'endettement élevé des ménages.
En Espagne un mini crack s'est produit dans la dernière semaine d'avril avec une chute de 3 % des indices boursiers. Les marchés ont été pris de panique à la suite de l'effondrement de plus de 70 % de la société de construction à Astroc petit promoteur de la région de Valence dont l'action avait monté de 900 % en un an. Le ralentissement du bâtiment un secteur surdimensionné en Espagne fait peser des menaces sur l'ensemble de l'économie espagnole. La hausse des prix des logements multipliés par trois depuis 1955 à créé un effet de richesse qui a stimulé la consommation.
Conséquence : la croissance économique en Espagne à ralentr puisque son principal moteur a des ratés.
Ce mouvement de derapage de la construction espagnole est-il susceptible de franchir les Pyrénées d'un côté et le détroit de Gibraltar de l'autre. La France et le Maroc ne sont pas directement menacés dans la mesure où les besoins de logements restent très élevés. Mais elles peuvent subir des conséquences indirectes notamment sur le plan boursier.
D'une manière générale les firmes étrangères fortement implantées en Espagne seront mis sous surveillance .
Sur le plan du marché immobilier stricto sensu l'addition des secousses qui concernent aussi la Grande-Bretagne peut déclencher des réflexes de prudence salutaire dans un secteur où ont été commis de nombreux excès comme cela se passe notamment à Marrakech.